Festivals de musique : l'enfer déguisé en fun ?

On le sait, les festivals de Musique promettent l'évasion, la communion, l'euphorie collective. Mais derrière les sourires et les paillettes, se cache une réalité souvent bien moins idyllique. Récemment, j'ai testé Stagecoach, en Californie, et je dois avouer que l'expérience m'a laissée avec un sentiment amer. Un mélange de frustration, d'incompréhension et d'une pointe de désespoir face à l'organisation chaotique de ces événements.

Les galères avant même le premier concert

Dès l'arrivée, le festival se transforme en un véritable parcours du combattant. Files d'attente interminables pour tout, des bracelets aux boissons, toilettes insalubres, navettes bondées et parkings situés à des kilomètres. Sans oublier les prix exorbitants : 19 dollars pour une bière, des food trucks proposant une cuisine plus que douteuse. Et pour couronner le tout, une signalisation inexistante et des horaires de concerts imprécis, vous laissant errer comme un poisson rouge dans un océan de monde.

J'ai assisté à ce spectacle avec mon fils, John, qui, lui, semblait s'amuser comme un enfant. Mais même lui a été pris de court lorsque Lyle Lovett, un de mes artistes country préférés, a commencé son concert. Il a découvert qu'un certain BigXThaPlug, un rappeur dont j'ignorais l'existence, allait débuter sur une autre scène dans quelques minutes. Et là, c'est la panique ! Il m'a laissé en me disant qu'il me retrouverait là-bas. Une promesse que je n'ai pas pu tenir.

Perdu au milieu d'une foule en délire, sans connexion internet, sans plan de la zone, j'ai erré pendant une heure, suivant mes intuitions, pour finalement arriver sur la scène de BigXThaPlug juste à temps pour les deux dernières chansons. Mais John avait disparu, englouti par la marée humaine. Je détestais tout le monde. Ces joyeux lurons en salopette et ces femmes à peine vêtues, ces milles regards indifférents. L'enfer, je vous dis !

Un chaos organisé, une soirée mémorable

Un chaos organisé, une soirée mémorable

Pourtant, le destin a fait que nous nous retrouvions, par hasard, près de la scène où se produisaient Counting Crows. John, qui n'en avait jamais entendu parler, s'est laissé séduire par leur Musique. Et moi, fatiguée et épuisée, je me suis réfugiée dans le Club Magenta, un espace VIP aménagé par T-Mobile. Là, j'ai pu enfin me poser, déguster une bière et apprécier le concert dans un confort relatif. Une bouffée d'air frais dans cette jungle urbaine.

La soirée a pris une tournure encore plus inattendue lorsque Teddy Swims a invité David Lee Roth sur scène pour interpréter