Chloé qisha : la pop star qui flirte avec le succès

Le nom de Chloé Qisha résonne de plus en plus fort dans le paysage musical. Après un passage remarqué aux côtés de Sabrina Carpenter et une reconnaissance par la BBC comme l'une des artistes à suivre en 2026, la jeune artiste de 27 ans s'apprête à enflammer les festivals de l'île de Wight et de Reading. Mais attention, festivaliers britanniques, préparez-vous à succomber à son charme !

Un jeu de séduction sur scène

L'énergie communicative de Chloé Qisha est palpable, même à distance. Elle confie apprécier les échanges, les taquineries, les flirts qui fusent du public américain. « J'adore ce genre d'ambiance », avoue-t-elle, laissant présager des performances incendiaires sur les scènes britanniques. Les costumes, soigneusement choisis lors de sa récente tournée américaine, ne sont pas anodins. Ils témoignent d'une démarche artistique réfléchie, où la mode devient un outil d'expression aussi puissant que sa Musique.

« La mode peut être très divisorie, mais aussi incroyablement efficace, surtout pour une artiste émergente », explique-t-elle. Son objectif est clair : créer une identité visuelle forte, immédiatement reconnaissable, à l'image de Charli XCX et de son uniforme iconique composé de shorts en jean, d'un t-shirt et de lunettes de soleil. Pour sa tournée, elle a opté pour un look plus audacieux : un t-shirt graphique et des calças de couro. Fiorucci a su répondre à ses attentes pour les vestes et les collants, tandis que des accessoires soigneusement sélectionnés, notamment une ceinture trouvée par son styliste, des chaussures Casadei et des bijoux Misho et Alan Crocetti, viennent parfaire l'ensemble.

Pop music : un genre qui se réinvente

Pop music : un genre qui se réinvente

Derrière cette esthétique soignée se cache une artiste engagée. Chloé Qisha s'interroge sur les préjugés persistants concernant la Musique pop. « Je ne pense pas qu'il y ait encore autant de stigmates. L’émergence du groupe The Powerpuff Girls, avec Sabrina Carpenter, Chappell Roan et Charli XCX, a indéniablement revalorisé le genre. » Elle n’hésite pas à pointer du doigt ceux qui restent attachés à une esthétique indie britannique désuète, affirmant que « il faut être d’une autre espèce humaine pour être un haineur », considérant que le temps est précieux et que la diversité musicale actuelle offre une multitude de choix pour satisfaire tous les goûts.

En tant que femme dans l'industrie musicale, Chloé Qisha est consciente des attentes élevées qui pèsent sur ses épaules. « Le niveau d'exigence pour les pop star est anormalement élevé. Avec la viralité de TikTok et la célébrité instantanée, il n'y a aucune place pour l'erreur. Les gens attendent d'Addison Rae qu'elle chante comme Beyoncé, qu'elle danse comme Tate McRae et qu'elle offre vingt années d'expérience, le tout en même temps. » Elle souligne le contraste flagrant avec la perception des artistes masculins, où une simple apparition sur scène avec un t-shirt et un jean est perçue comme un signe d'authenticité, tandis qu'une femme qui ose poser des limites face aux paparazzi est immédiatement qualifiée de diva.

Un regard honnête sur l

Un regard honnête sur l'amour et le désir

Son dernier titre, « Surprise, Surprise », est une exploration sincère de ses propres expériences amoureuses. « C’est probablement l’une des chansons les plus vraies que j’aie écrites », confie-t-elle. Elle aborde avec honnêteté le piège de revenir à une relation toxique, se questionnant sur sa propre responsabilité dans ce cycle. « Il est facile de rejeter la faute sur l’autre, mais il arrive un moment où l’on se demande si le problème ne vient pas de nous. Être conscient du problème et continuer à revenir, c’est un choix conscient. »

Le titre « YDH », acronyme de « Young, Dumb and Horny », témoigne d'une prise de position audacieuse sur le désir féminin. « Même quand nous avons présenté le titre à l’équipe, ils ont été à la fois impressionnés par la chanson et un peu mal à l’aise avec le mot ‘horny’ », raconte-t-elle. Mais Chloé Qisha a insisté pour le conserver, car il représente l'authenticité de ce sentiment initial, irrationnel et irrésistible qui accompagne les premiers émois amoureux.

Malgré un agenda chargé, Chloé Qisha prend un peu de recul avant le début de la saison des festivals. « Je suis malheureusement une grande consommatrice de réseaux sociaux », avoue-t-elle, avant d’ajouter qu’elle devrait peut-être apprendre à maîtriser cette habitude. Quant à l’avenir, elle reste ouverte à différentes possibilités. « J'aimerais bien sortir un album, mais je suis en train d'explorer différentes façons de faire de la musique. Je pense qu'il y a de l'intérêt à simplement sortir des morceaux et à voir comment ils sont accueillis. »

En fin de compte, Chloé Qisha aspire à créer une œuvre authentique et à rester fidèle à elle-même, laissant la musique parler pour elle.

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