Carrie johnson : la lutte acharnée contre le violeur worboys continue

Le spectre de John Worboys, l'ancien chauffeur de taxi londonien tristement célèbre sous le nom de 'viol de cabine', plane à nouveau sur le Royaume-Uni. Alors que la série 'Believe Me' sur ITV met en lumière son histoire macabre et le rôle essentiel de Carrie Johnson dans sa chute, le violeur a vu sa libération conditionnelle refusée pour la deuxième fois, une décision qui soulage et renforce la détermination des victimes.

Un passé douloureux, une détermination sans faille

Carrie Johnson (née Symonds), alors adolescente, a été confrontée à l'horreur en 2003 lorsqu'elle a été prise en charge par Worboys après une soirée à Fulham. L'homme, connu pour ses stratagèmes habiles – se vantant de gains au casino ou au loto avant de proposer un champagne enrobé de sédatifs – a ainsi perpétré des agressions sexuelles sur de nombreuses femmes vulnérables. L'annonce en 2018 de sa libération après seulement dix ans de prison avait provoqué un choc et suscité une vive indignation.

Carrie Johnson, aux côtés des autres survivantes, a mené un combat juridique acharné, aboutissant à la condamnation de Worboys pour quatre agressions supplémentaires en 2019 et à une peine de prison à vie avec une peine minimale de six ans. Le refus de sa libération conditionnelle la semaine dernière, comme l'a indiqué le Conseil de libération conditionnelle, souligne qu'il n'est pas considéré comme ayant cessé de représenter un danger pour le public. Il s'agit d'une victoire amère, mais essentielle, pour les victimes.

La parole enfin entendue

La parole enfin entendue

Sur Instagram, Carrie Johnson a exprimé son soulagement : « L'attente a été incroyablement angoissante en sachant que Worboys était de nouveau candidat à une libération conditionnelle. Le soulagement que je ressens en sachant qu'il restera derrière les barreaux est indescriptible. Les femmes et les filles à travers la Grande-Bretagne sont plus en sécurité grâce à cette décision. » Elle a également chaleureusement remercié ceux qui l'ont soutenue après la diffusion de 'Believe Me', soulignant la nécessité d'une réforme profonde des institutions censées protéger les victimes.

Dans une déclaration à ITV, elle a mis en garde : « Trop souvent, les femmes et les filles sont laissées pour compte par la police, le CPS et le Conseil de libération conditionnelle. Le traitement des victimes dans cette affaire a été véritablement honteux. Une réforme est nécessaire, mais ce dont nous avons surtout besoin, c'est d'un changement culturel profond. Il faut du courage pour les femmes de parler, et elles doivent savoir qu'elles seront prises au sérieux, traitées avec respect et que chaque effort sera fait pour rendre justice. » Bien qu'elle n'ait pas été victime d'une agression sexuelle, Carrie Johnson a décrit dans un essai aux Times une confusion persistante quant à ce qu'il s'est réellement passé cette nuit-là, un témoignage poignant de la complexité du traumatisme.

La série 'Believe Me', disponible sur ITVX, offre un regard saisissant sur cette affaire et sur la force des femmes qui ont osé briser le silence. Le combat continue, et la vigilance reste de mise pour que l'on n'oublie jamais les victimes et que l'on travaille à prévenir de telles atrocités à l'avenir.