Mary O’Hara

Singing

“I am not, I think, a folk-singer as the purists understand it.
What I try to do is interpret traditional songs with the skill and respect given to art songs, simply by singing them with all the understanding I possess. I still think that folk and traditional songs are among the most beautiful, but I also love Elizabethan lyrics and some modern poets’ verses and prose-poems, which sing to me, so I set them to music.”
– from the autobiography ‘The Scent of the Roses‘, which sold over a million copies!

Sa vie

Mary O’Hara, soprano et harpiste irlandaise, est née en 1935 à Sligo. Elle a commencé à chanter très jeune et a d’abord appris à jouer de la harpe de Máirín Ní Shéa pour un concours scolaire. Elle a remporté son premier concours de chant à l’âge de huit ans et est apparue sur sa première émission à la radio avant de quitter l’école à l’âge de seize ans.

En 1955, elle est devenue plus célèbre lorsqu’elle s’est produite au Festival international des arts d’Édimbourg. Cette même année, elle rencontre le poète américain Richard Selig, qu’elle épouse en 1956. Quinze mois plus tard, Selig est décédé de la maladie de Hodgkin. O’Hara a continué de se produire pendant quatre ans, sortant trois albums – Songs of Erin (1957), Love Songs of Ireland (1958) et Songs of Ireland (1958). Elle a également enregistré un morceau pour The Folk Tradition en 1960.

En 1962, O’Hara est entrée à l’abbaye de Stanbrook, où elle est restée religieuse pendant douze ans. En 1974, elle a repris sa carrière musicale et a acquis une renommée internationale jusqu’à sa retraite en 1994. Au cours de cette deuxième période en tant qu’artiste, O’Hara a publié dix-huit albums, a accueilli une série d’émissions de radio et de télévision et écrit plusieurs livres – son autobiographie, The Scent of the Roses (1980), un livre de table de café, A Song for Ireland (1982), et une anthologie de ses lectures préférées, Celebration ofLove (1985).

En 1985, elle a épousé le Dr Pádraig O’Toole. Après sa retraite, elle et O’Toole ont vécu en Afrique pendant six ans où ils ont tous deux travaillé avec des enfants atteints du sida à Dar es Salaam et des enfants des rues à Nairobi. En 2005, O’Hara a commencé à donner une série de conférences intitulée Travels With My Harp, qui a abouti à cinq volumes publiés de musique de harpe, des CD d’accompagnement et une autobiographie révisée et mise à jour. En 2007, Harp on the Willow, une pièce musicale sur la vie d’O’Hara, a été créée avec beaucoup de succès en Australie. Le neveu d’O’Hara est le dramaturge et auteur Sebastian Barry, fils de sa sœur, la défunte actrice Joan O’Hara. Elle partage actuellement son temps à vivre sur les îles d’Aran près de Galway et en Espagne.

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Mary O’Hara married again to Pádraig O’Toole a ‘kindred spirit’ and a journalist, teacher and historian of some note. They worked in Africa and finally returned to live in Inis Mór near Galway and in Spain. She retired from performing in the early 1990s. She says she felt a ‘special relief’ when she knew she was going to retire! Being a performer requires one to practice singing and playing the harp on a daily basis, for most of the day, leaving little time for anything else. She found peace, contentment and happiness in her retirement. Mary gave permission for John Misto to write a play about her life called Harp on the Willow. See also : http://www.maryohara-travelswithmyharp.co.uk/
Note : Pádraig O’Toole passed away in 2015. R.I.P.


Among Silence : Richard Selig . . . Music setting – Mary O’Hara

Where bubbles dawdle green wands wave and tadpoles jerk. Where slow pond-water slowly scurling flows seeming still, the sky and half the meadow mirrored. And moderate nature rests in pondside reeds. Drowses in the meadow; dreams in water volumes. Everywhere one looks tranquillity does soothe the gaze; peace placates the wild senses and Truth lies sleeping. Look down into the pond change your element let fancy take you, plunge down. Your ear cannot hear, your lungs dare not stir, yet the blood buzzes. Fancy feeds you air. Your eyes are clear. You swim among silence, in the green world.


À la claire fontaine m’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si belle que je m’y suis baignée.
Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai

Sous les feuilles d’un chêne, je me suis fait sécher.
Sur la plus haute branche, un rossignol chantait.
Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai

Chante, rossignol, chante, toi qui as le cœur gai.
Tu as le cœur à rire… moi je l’ai à pleurer.
Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai

J’ai perdu mon ami sans l’avoir mérité,
Pour un bouquet de rose que je lui refusai…
Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai

Je voudrais que la rose fût encore au rosier,
Et que mon ami Pierre fût encore à m’aimer.
Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai

À la claire fontaine est une chanson française traditionnelle qui vient d’un poème anonyme écrit entre les XVe et XVIIIe siècles. La chanson aurait été composée par un jongleur du XVe ou du XVIe siècle ou au contraire on dit que l’air et les paroles paraissent avoir été composés par un des premiers voyageurs canadiens.

Très populaire en France, elle l’est aussi en Nouvelle-France / Québec depuis le XVIIIe siècle, où elle a été historiquement chantée par les coureurs des bois lors de longs voyages en canot et par les Patriotes lors des insurrections de 1837-1838 contre l’hégémonie anglaise. Cette chanson, premier hymne national de la Nouvelle-France, a connu plus de cinq cents versions. [Wikipedia]

The Quiet Land of Érin (= Ireland) is a translation /adaptation by Joan O’Hara, Mary’s sister, of an old Gaelic exile song, Áirdí Cuain. The original Irish language song is attributed to John McCambridge and it mentions place names in County Antrim, Northern Ireland; the author is sometimes said to be an emigrant from there, now looking back longingly from Scotland.

By myself I’d be in Áirdí Chuain
Where the mountain stands away
And ’tis I would let the Sunday go
In the cuckoo’s glen above the bay
Chorus :
Agus, och och Éire lig is ó *
Éire leanndubh is ó *
Ah, the quiet land of Érin

Ah my heart is weary all alone
And it sends a lonely cry
To the land that sings beyond my dreams
And the lonely Sundays pass me by
Chorus
I would ravel back the twisted years
in the bitter wasted wind
If the God above would let me lie
In a quiet place above the whins
Chorus :
* * I have no explanation of “lig is ó” or “leanndubh is ó”.
But the chorus expresses loss and longing for the homeland.

Eoin Mac Néill published the poem first (1895).  He got it from Glenariff, Co. Antrim folklore.  Later he wrote –  The last Irish poet in County Antrim was a Protestant, . . . . My mother knew him well, and says that on every possible occasion he tried to interest people in the Irish language, and would rather talk about it than anything else. His name was John McCambridge. I managed to rescue and print one of his songs, Árd Í Cuain a really beautiful little lyric, which I printed in an old number of the Gaelic Journal. I am told that the air of it is still known in Glenariff..  http://www.smo.uhi.ac.uk/~oduibhin/daoine/mccambridge.htm

It’s possible to find various Irish Language versions of the poem online. To hear an old audio recording go to ->
http://www.smo.uhi.ac.uk/~oduibhin/doegen/mckiernan.htm

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demi

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