Les Jours meilleurs

Les Jours meilleurs est une chanson écrite et interprétée par Maxime Le Forestier, dont il a composé la musique avec Jean-Pierre Sabard, extraite de l’album éponyme en octobre 1983. Le Forestier rend hommage à Bob Dylan et John Lennon

« On était nés sur des ruines/The times were changin’/On pouvait planter des fleurs/On voulait juste des jours meilleurs/(…)Même si j’vois partout des sardines/Alignées dans l’huile de moteur/Il me reste un couplet d’Imagine/Il m’emmène ailleurs ».

Sorti en single en novembre 1983 à une période où Maxime Le Forestier connaît des échecs depuis le début des années 1980, Les Jours meilleurs ne rencontre pas le succès . . . . Le Forestier dira plus tard qu’il est très attaché à ce titre. . . elle fut réhabilitée en figurant sur le best of Essentielles en 1997 et sera redécouverte que des années plus tard et ne connaîtra qu’un succès tardif lors d’une reprise des artistes de Sol En Si et des tournées acoustiques de Maxime Le Forestier.

les jours meilleurs in the Davout studio Paris,  on March 30th 2002 : live “plutôt guitare” : maxime le forestier, jean-félix lalanne, manu galvin and michel haumont.

Juste des jours meilleurs

A courir du Pacifique à l’Inde, on voulait quoi?
On voyait partout des sardines
Alignées dans de l’huile de moteurs
Fallait donc qu’on couse à nos jeans
Des fils de couleurs

On était nés sur des ruines
The times were changing
On pouvait planter des fleurs
On voulait juste des jours meilleurs
Juste des jours meilleurs

J’entends les mélodies grises
Et toute ces voix qui disent:
“Ils viendront plus.”
J’entends les fontaines de pleurs

J’entends gémir les choeurs
Des “Si j’avais su…”
“Si j’avais pu…”
Des “Si j’avais eu moins peur…”

J’entends grossir les ventres
Et fumer les cigares
Ça fait la différence entre
Ancien adolescent et futur vieillard

J’entends grossir les flingues
Et fumer les mémoires
Pendant qu’une bande de dingues
Au fond de leurs idées, peuvent arrêter l’histoire

On voyait partout des sardines
Alignées dans de l’huile de moteurs
Fallait donc qu’on couse à nos jeans
Des fils de couleurs

On était nés sur des ruines
The times were changing
On pouvait planter des fleurs
On voulait juste des jours meilleurs
Juste des jours meilleurs

J’en ai trouvé qui s’amènent
Ils s’envolent, ils t’emmènent
Et tu t’en vas
Tiré par trente-six planeurs

J’en ai trouvé qui rodent
Au fond des nuits chaudes
Au fond d’un lit
Du tropique à l’équateur

J’en ai trouvé qui passent
En travers de moi
Un ouragan qui casse
Un gros plan d’habitudes et puis qui s’en va

J’ai l’impression d’avoir une cible
Émerger du brouillard
D’avoir pensé l’impossible
Et, dans un soupir du temps, l’apercevoir

Même si je vois encore des sardines
Alignées dans l’huile des moteurs
Il me reste un couplet d’Imagine
Qui m’emmène ailleurs…

Juste des jours meilleurs

(Merci à William APERT pour cettes paroles – genius.com)

“Les Jours meilleurs” est le huitième album studio de Maxime Le Forestier, sorti le 25 octobre 1983 chez Polydor. Pour cet album, Maxime Le Forestier s’adjoint les services du compositeur Jean-Pierre Sabard. . . Cette chanson fait parti de l’album SOL EN SI Vol 1 interprété par Francis Cabrel.
Charriot, Jean Luc

Just better days

To run from the Pacific to India, searching for what?
One could see sardines everywhere
Lined up along the engine oil
So we had to sew to our jeans
Coloured threads

We were born on ruins
The times were changing
We could plant flowers
We just wanted better days
Just better days

I hear gray melodies
And all those voices that say,
“More will come over.”
I hear the fountains of tears

I hear moaning choruses
“If I had known …”
“If I could…”
“If I had been less afraid …”

I hear bellies growing
And smoking of cigars
That’s the difference between
Former teenager and future old man

I hear the growing of guns
And the smoking of memories
While a band of crazies
At the end of their ideas, can stop history

One could see sardines everywhere
Lined up along the engine oil
So we had to sew to our jeans
Coloured threads

We were born on ruins
The times were changing
We could plant flowers
We just wanted better days
Just better days

I found some that are coming
They fly away, they take you
And you go away
Drawn by thirty-six gliders

I found some who hang out
At the end of hot nights
At the end of a bed
From the tropics to the equator

I found some who pass
Through me
A hurricane that breaks
A great mass of habits and then goes away

I feel like I have a goal
Emerging from fog
To have dreamt the impossible
And, in a sigh of time, to see it

Even though I still see sardines
Lined up in engine oil
I now have a couplet from Imagine
That takes me elsewhere

Just better days . . .