Le temps des cerises

Le temps des cerises :
Cette chanson, dont les paroles furent écrites en 1866, par Jean-Baptiste Clément, et la musique composée par Antoine Renard, n’est pas un chant révolutionnaire, mais bien une chanson d’amour. Pourtant, elle deviendra après le massacre des Communards, le symbole de La Commune et des immenses espoirs.

Son texte est imprécis, quand il parle d’une plaie ouverte, et d’un souvenir que je garde au coeur. Ces mots peuvent aussi bien, évoquer une révolution ou un amour perdu. On est facilement tenté de voir là une métaphore poétique, parlant d’une révolution, en évitant de l’évoquer directement.

Le caractère mélancolique de la chanson, assuré son large et durable succès, auprès du grand public. Cette chanson, dépasse de loin en célébrité, celle de son auteur. Elle sera traduite, dans toutes les langues et diffusée à travers le monde.

Le Temps des Cerises avec Cora Vaucaire

Il existe plusieurs versions de la chanson originale, mais ce qui suit est présenté avec des variantes entre parenthèses.

Quand nous en serons au temps des cerises,
(Quand nous chanterons . . . )
Et gai rossignol et merle moqueur,
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête,
Et les amoureux du soleil au cœur,
Quand nous en serons le temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

Mais il est bien court le temps des cerises,
Où l’on s’en va de cueillir en rêvant,
Des pendants d’oreilles.
Cerises d’amour aux robes pareilles, (vermeilles),
Tombant sous la feuille (mousse) en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises,
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Évitez les belles!
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des (chagrins) peines d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises;
C’est de ce temps-là que je garde au cœur,
Une plaie ouverte!
Et Dame Fortune, en m’étant offerte,
Ne pourra jamais (calmer) fermer ma douleur.
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir, que je garde au cœur !

When we are in the time of cherries
(When we sing) . . .,
Merry nightingale and mocking blackbird
Will all be celebrating.
The pretty girls will have folly in mind
And lovers sunshine in their hearts.
When we are in the time of cherries,
The mocking blackbird will whistle much better !

Indeed it’s quite short, cherry time,
When one goes to dreamily pluck
Pendant earrings.
Love cherries in similar robes,
Falling under the leaf as drops of blood.
But it is quite short, cherry time,
Coral pendants one picks in a dream.

When you are in the time of cherries,
If you fear the angst of love,
Avoid the pretty girls !
I, who fear not those cruel pains
Will not live on and not suffer a day.
When you are in the time of cherries,
You too will have the pains of love.

I shall always love cherry time,
From those times I keep in my heart
An open wound!
And Dame Fortune, being offered to me
Will never be able to end my pain.
I shall always love cherry time,
And the memory I hold in my heart !