Le Métèque

Le Métèque de Georges Moustaki
S’il devait n’en rester qu’un pour définir le natif d’Alexandrie, en Égypte, ce serait bien évidemment Le Métèque. Sorti en 1969, ce titre lancera la carrière du jeune compositeur, fils d’immigrés juifs grecs….

“Avec ma gueule de métèque, de Juif errant, de pâtre grec.” Ces mots raisonnent encore dans toutes les têtes et pourtant, en 1969, Georges Moustaki ne voulait pas la chanter. . . Car la chanson est avant tout une histoire autobiographique pour Georges Moustaki, lui le barbu natif d’Alexandrie en Égypte, arrivé en France en 1951. “C’est une histoire personnelle. Le Métèque, c’est moi et c’est un mot que j’ai entendu à mon sujet, j’ai trouvé qu’il était à la fois péjoratif et insolite, alors plutôt que de m’en offenser, j’en ai fait une chanson !”, confiait l’artiste . . .

Heureusement, Georges Moustaki suivra les conseils de Serge Reggiani en 1969. Même s’il n’avait pas imaginé qu’il “ferait carrière”, ce titre à la fois militant et romantique connaîtra un succès immédiat après un passage à la télévision française. Le morceau traversera comme son interprète les frontières et sera repris dans des dizaines de pays et adapté dans de nombreuses langues.
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Note : Un métèque, un étranger résident, du grec ancien μέτοικος, métoïkos, « celui qui a changé de résidence », est dans la Grèce antique, un statut intermédiaire entre celui de citoyen et d’étranger, réservé à des ressortissants grecs d’autres cités.

Georges Moustaki

Le Métèque

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l’air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s’est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu’il a souffert
Sans pour cela faire d’histoires
Avec mon âme qui n’a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir

Submitted to Lyricstranslate by dya, 03/12/2008

The Foreigner

Translation Submitted by RoCk-StAr, 01/01/2010

with my mouth of a foreigner
of a wandering Jew, of a Greek shepherd
and my hair to the four winds
with my totally faded eyes
that give me a dreaming appearance
me, who doesn’t dream much anymore
with my hands of a petty thief
of a musician and of a prowler
who plundered so many gardens
with my mouth that drank
that kissed and bit
without ever appeasing its hunger

with my mouth of a foreigner
of a wandering Jew, of a Greek shepherd
of a thief and of a vagrant
with my skin that’s abraded
by the sun of all the summers
and all who wore underskirt
with my heart that knew how to make
suffer as much as it suffered
and for that I’m not exaggerating
with my soul that no longer has
the least chance of salvation
or to avoid purgatory

with my mouth of a foreigner
of a wandering Jew, of a Greek shepherd
and my hair to the four winds
I will come, my sweet captive
my soul mate, my source of life
I will come to celebrate your twenty years
and I’ll become heir to the throne
a dreamer or even an adolescent
as will please you to choose
and we will make of everyday
an eternity of love
that we will live till death

and we will make of everyday
an eternity of love
that we will live till death