La Mer

CHARLES TRENET : La Mer : Un succès inattendu .

Charles Trenet avait écrit « La mer » en 1942, en quarante minutes, dans le train qui l’emmenait à Perpignan.

Il ne fut pas le premier interprète de cette chanson, il la trouvait trop douce pour lui, pensant qu’elle ne correspondait pas à son image de « fou chantant ». Il la proposa à la chanteuse Suzy Solidor, mais la chanteuse refusa en disant : « des chansons sur la mer, on m’en envoie dix par jour »
Le chanteur Roland Gerbeau, puis la chanteuse Renée Lebas l’enregistrèrent fin 1945, mais sans grand succès.

Un jour, Charles Trenet fut invité dans une émission de radio en Hollande. Au programme il y avait une très belle chorale, à qui l’organisateur souhaitait faire interpréter une des chansons de l’artiste. Raoul Breton, l’éditeur de Charles Trenet, proposa « La mer » et ce fut un triomphe.

De retour à Paris, le chanteur enregistra « La mer » avec des chœurs, et la chanson connut un succès formidable. Aujourd’hui, elle fait partie du patrimoine musical français.

L’année suivant l’enregistrement, Charles Trenet entendit jouer « La mer » dans un piano-bar à New-York. Sans dévoiler son identité, il demanda au pianiste s’il connaissait le compositeur de cette mélodie. Ce dernier répondit : « Je crois que c’est Georges Gershwin ». Charles Trenet en fut ravi, et depuis il répétait avec plaisir à qui voulait l’entendre : «Être confondu avec un tel génie, c’est une consécration ! »

Voici ce que la mère de Charles Trenet a écrit sur cette chansons : « C’est la mer de chez nous, nos roseaux où vivent les moustiques, nos étangs, leurs maisons coiffées de tuiles rousses, toute cette côte du Languedoc, sans fleurs, sans pins parasols, dure, souvent inhospitalière, sans villas luxueuses, sans touristes étrangers. Une mer bien provinciale, au mauvais caractère, rageuse, impatiente. Malgré son peu d’aménité, Charles l’a aimée pour sa beauté sauvage, et surtout parce qu’elle est la toile de fond de son enfance heureuse. »

d’apres http://www.histoire2chanson.com/archives/2011/10/16/22360886.html

La Mer avec Charles Trenet, Le compositeur.

La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d’argent, la mer
Des reflets changeants sous la pluie

La mer au ciel d’été confond ses blancs moutons
Avec les anges si purs, la mer
Bergère d’azur infinie

Voyez près des étangs ces grands roseaux mouillés
Voyez ces oiseaux blancs et ces maisons rouillées

La mer les a bercé le long des golfes clairs
Et d’une chanson d’amour, la mer
A bercé mon coeur pour la vie.

La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs
À des reflets d’argent, la mer
Des reflets changeants sous la pluie

La mer au ciel d’été confond ses blancs moutons
Avec les anges si purs, la mer
Bergère d’azur infinie

Voyez près des étangs ces grands roseaux mouillés
Voyez ces oiseaux blancs et ces maisons rouillées

La mer les a bercé le long des golfes clairs
Et d’une chanson d’amour, la mer
A bercé mon coeur pour la vie.


The sea, seen dancing along bright bays
With silver shimmers, the sea,
Reflections renewed under the rain.

The sea in summer sky confuses her white sheep
With angels so pure, the sea,
Shepherdess of blue infinity

Look! By pools those tall moist reeds
Look! Those white birds and rust-red houses

The sea cradled them along bright bays
And with a love song, the sea
Has cradled my heart through life.

The sea, seen dancing along bright bays
With silver shimmers, the sea,
Reflections renewed under the rain.

The sea in summer sky confuses her white sheep
With angels so pure, the sea,
Shepherdess of blue infinity

Look! By pools those tall moist reeds
Look! Those white birds and rust-red houses

The sea cradled them along bright bays
And with a love song, the sea
Has cradled my heart for life.