Johnny Halliday

France’s biggest rock star, Johnny Hallyday, the leather-trousered “French Elvis” who sold more than 110m albums over a career spanning more than half a century, has died aged 74.
The singer, whose hits were little known outside the French-speaking world, went from a young heartthrob with a quiff who introduced US-style rock’n’roll to France in the 1960s to the ageing, bad boy “patriarch of French pop”, a national monument, akin to music royalty, plastered over the cover of celebrity magazines. In a statement, President Macron wrote: “We will never forget the name, face, the voice or above all the concerts of Johnny Hallyday.”

His more than 55 years of stardom were marked by contradictions. He was musically eclectic, veering from French ballads to blues, and from country and western to prog rock, and was sometimes seen as rebellious, but mostly adored by several generations for his comforting light touch.

His trademark was astonishing stage shows – in more than 50 tours he played to more than 28 million people – where his hip-swinging stunts inevitably involved bursts of flames, plumes of smoke or arriving on stage after being winched down from a helicopter high above the stadium. Once asked to name the best compliment that could be bestowed on him, Hallyday said: “The show was good tonight.”

Born Jean-Philippe Smet in Paris to a French mother and Belgian father, he was abandoned as a baby by his parents and raised by an aunt among cabaret singers and performers. He first took to the stage as a teenager, borrowing the name Hallyday from an American relative. Being abandoned left a void he said he always struggled to fill. Despite his black-clad rocker image, he would say he was afraid of the dark.

Part of Hallyday’s appeal through the generations was his fragility. He survived an early suicide attempt, was candid about depression and needing cocaine to get out of bed and work, and bounced back from years of serious health problems. During five marriages, including marrying one woman twice, he was a staple of gossip magazines, but when journalists turned up at posh hotels to meet him, he would present himself as a self-effacing, ordinary bloke.

In later years, weighed down by layers of metal skull jewellery and a cigarette, Hallyday’s status as France’s leading entertainer meant he was fawningly courted by politicians, including his friend Nicolas Sarkozy. He was given national honours by Jacques Chirac, although Hallyday was careful to stay friendly with everyone.

Constantly questioned by the media about his tax affairs, in 2007 he based himself in Switzerland for tax purposes, but much of his earnings came from the French market and were still subject to tax there. He latterly lived in Los Angeles with his wife and two young adopted daughters.
from The Guardian – 6th Dec. 2017

Histoire et explication de Requiem Pour Un Fou
Requiem pour un fou a été écrite pour Johnny Hallyday par le mythique duo Gilles Thibaut (musique et production) et Gérard Layani (paroles). Gilles Thibaut travaillait depuis quelques années déjà avec Johnny Hallyday quand il rencontre le parolier Gérard Layani.
En pleine préparation d’un album pour Johnny, Thibaut cherche de nouveaux textes pour donner une nouvelle impulsion au répertoire de la star hexagonale. Layani lui donnera tout ce qu’il espérait : outre les paroles de Requiem pour un fou, il écrit Que je t’aime, Entre mes mains, Mon fils, et plus tard Ma gueule.
Requiem pour un fou aurait été inspirée à Gérard Layani par un fait divers ayant eu lieu à Paris à la fin de l’année 1975. Un homme s’était barricadé chez lui, séquestrant sa femme qui voulait le quitter. Ne supportant pas de la perdre, il finit par la tuer et se donner la mort avant que les forces de police ne puissent donner l’assaut.

Requiem Pour Un Fou

Je vous préviens n’approchez pas
Que vous soyez flic ou badaud
Je tue celui qui fait un pas
Je ne ferai pas de cadeau
Et éteignez tous ces projecteurs
Et baissez ces fusils braqués
Non, je ne vais pas m’envoler sans elle

Dites au curé, dites au pasteur
Qu’ailleurs ils aillent se faire pendre
Le diable est passé de bonne heure
Et mon âme n’est plus à vendre
Si vous me laissez cette nuit
À l’aube je vous donnerai ma vie
À quoi me servirait ma vie sans elle

Je n’étais qu’un fou mais par amour
Elle a fait de moi un fou, un fou d’amour
Mon ciel c’était ses yeux, sa bouche
Ma vie c’était son corps, son corps
Je l’aimais tant que pour la garder je l’ai tuée

Pour qu’un grand amour vive toujours
Il faut qu’il meurt qu’il meurt d’amour

Le jour se lève la nuit pâlit
Les chasseurs et les chiens ont faim
C’est l’heure de sonner l’hallali
La bête doit mourir ce matin
Je vais ouvrir grand les volets
Crevez-moi le coeur je suis prêt
Je veux m’endormir pour toujours près d’elle

Je n’étais qu’un fou mais par amour
Elle a fait de moi un fou, un fou d’amour
Mon ciel c’était ses yeux, sa bouche
Ma vie c’était son corps, son corps
Je l’aimais tant que pour la garder je l’ai tuée

Je ne suis qu’un fou, un fou d’amour
Un pauvre fou qui meurt
Qui meurt d’amour

Requiem for a Madman

I warn you, do not come close
Whether you are a cop or just a passer-by
I will kill the one who makes a move
No, I will not do any favours
And turn off all the search-lights
And put down your guns
No, I will not disappear without a trace, not without her

Tell the priest, tell the pastor
That they have go elsewhere to do the hanging
The devil left early
And my soul is no longer for sale
If you leave me here tonight
At dawn I will give you my life
Because what would be my life without her

I was such a fool but due to love
She made out of me a madman, a madman of love
My heaven was her eyes, her mouth
My life was her body, her body
I loved her, so as to keep her I killed her

For a great love to live forever
It must die, die of love

Histoire et explication de Laura
Laura de Johnny Hallyday figure sur l’album Gang, sorti en 1986. Les paroles et la mélodie de cette chanson sont de Jean-Jacques Goldman. Le texte fait référence à la fille de Johnny Hallyday et Nathalie Baye, Laura Smet, âgée de trois ans à la sortie du titre. Johnny a déclaré, à propos de cette chanson : « Je voulais avoir un droit de regard sur cette chanson, surtout sur celle-là. Jean-Jacques l’a très bien accepté. Il a même modifié certaines phrases et remplacé, comme je le souhaitais, “te regarder pousser, me fera vieillir” par “tu m’inventes un avenir”. Il savait ce que Laura représentait pour moi. Il m’avait compris. Pas de discussions inutiles ni de longues explications. C’est rare chez un auteur. Jean-Jacques est l’auteur-compositeur le plus proche de moi par son côté provocant. Il est de ma famille… musicale ». De son côté, Jean-Jacques Goldman a été beaucoup plus laconique : « On en a parlé, peut-être, et il m’a dit qu’il était un peu… effrayé à l’idée d’avoir une chanson sur sa fille. À la suite de ça, je lui ai proposé Laura ».

Laura
Y’a tant d’hommes que je ne suis pas
Y’a tant de phrases qu’on dit
Que je ne te dirai pas

Laura
J’aurais tant à apprendre de toi
Tous ces mots tendres qu’on sait
Moi je ne les sais pas
J’ai poussé comme on respire
Sans abri ni foi ni loi
Ce qui m’a fait vivre était à moi
Des caresses et des sourires
J’ai souvent passé mon tour
Je n’ai jamais appris à donner tant d’amour

Laura
Le temps qui passe me remplit de toi
J’n’avais besoin de personne
Et tant de place pour toi
Laura petit rien du tout mais tant pour moi
Tous ces conseils qu’on donne
Tu ne les entendras pas
J’ai dépensé tant de forces
Pour des empires en papier
Des rêves déjà presque oubliés
Mais que le diable les emporte
Tout me semble dérisoire
Evaporé dans le bleu de ton regard

Laura
Je n’attendais rien de toi
Qu’une raison d’être là
Juste une trace avant de partir
Mais de tes rires
Et de tes bras
Tu m’inventes un avenir
Te regarder pousser me fera grandir
Oh Laura !

Laura
There are so many men that I am not
There are so many sentences they say
That I will not tell you

Laura
I would have so much to learn from you
All these tender words people know
Me, I do not know them
I grew as we breathe
Without shelter, faith nor law
What made me live was all my own
Caresses and smiles
I often missed my turn
I never learned to give such love

Laura
As time passes you fill my life
I had no need of anyone
And so much space for you
Laura little scrap of nothing but so much to me
All that advice that we give
You will not hear it
I’ve spent so much energy
Building houses of cards
Dreams already almost forgotten
But let the devil take them
It all seems laughable
Vanished in the blue of your eyes

Laura
I did not expect anything from you
But a reason to be there
Just to make a mark before leaving
But with your laughter and your arms
You make a future for me,
Watching you group up
Will make me grow
Oh Laura