CATHARISME Le Perrigord Noir et Le Lot Nord-Ouest

CATHARISME DANS LE PERIGORD.

Quesques sources :

Historical and Archaeological Society of Perigord
Society of art and history of Sarlat and the Perigord Noir

La Société d’Art et d’Histoire de Sarlat et du Périgord Noir – SAHSPN [Etudes et Documents par auteur]
DESPONT, Jean-Jacques : – Eglise, hérésie et catharisme en Périgord au Moyen-Age, n° 14, 1983, p. 4-7.
BOURGÈS-AUDIVERT, Monique : – Le château de Cazenac (commune du Coux-et-Bigaroque), n° 131, 2012, p. 151-158.

La Société d’Art et d’Histoire de Sarlat et du Périgord Noir – SAHSPN [Etudes et Documents par theme]
Theme 4, Religion :
1983 / 14 Eglise, hérésie et catharisme en Périgord au M.A
1985 / 22 Chapellenies de Domme

Adhémar de Chabannes, le chroniqueur de cette époque, raconte que vers 1010/1020, une nouvelle hérésie, tout à fait comparable au Catharisme, s’était “répandue”, propagée par un périgourdin, et serait arrivée jusqu’à Orléans.
A cause de la propagation de cette hérésie, dix chanoines ont été brûlés vifs en 1022.
Parallèlement à cette action religieuse, un moine périgourdin, lui aussi, s’est adressé à toute la chrétienté, dénonçant cette hérésie nouvelle.
Les cathares ont été nombreux dans cette région.
On retrouve leurs traces à Peyrillac, Chancelade (Nord de Périgueux), Périgueux, Bergerac (Sud de Périgueux), Fénelon avec une “maison Cathare” (Sud-Est de Sarlat), Cadouin (entre Sarlat et Bergerac), Boschaud avec deux Abbayes ( au Nord de Chancelade).
Raymond de Castelnaud, évêque de Périgueux a été destitué pour avoir fait preuve de complaisance envers les Cathares.
Il se pourrait bien que la première terre Cathare de notre pays ait été le Périgord ?
Simon de Montfort a amené la Croisade à Sarlat et autour de Sarlat de 1209 à 1215 .
– Sarlat en 1209.
– A Biron, le plus éloigné au Sud en 1211/1212.
– Au Sud de Sarlat, Domme, Montfort et Beynac en 1214 puis Castelnaud en 1214/1215.
Dans cette contrée, la Croisade a pris des allures de duel entre Bernard de Casnac ( ou Cazenac) et Simon de Montfort.
Ils ont rivalisé de cruauté.
L’un n’ayant rien à envier à l’autre ! deux sanguinaires de la pire espèce.
Un bien grand groupe de malfaisants si on y ajoute la sadique Alix de Turenne et quelques routiers avec leur chef Martin d’Algaïs tout aussi féroce.
Ces évènements se situent au “seuil de la porte” vers le Catharisme.
Ils vont nous faire gravir les marches de l’escalier (de l’escalade?) vers les horreurs commises au cours de ces siècles de troubles.
voir : http://www.lemiroirdutemps.com/article-24025633.html
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LES CROISÉS À SARLAT (ville médiévale très animée)
Au Moyen Age, dans la région de Sarlat, en Dordogne, il y avait un très grand nombre d’hérétiques, les écrits de l’époque mélangent un peu ( beaucoup) les dualistes Cathares et l’hérésie Henricienne ( propagée par le moine Henri à Verfeil).
Saint Bernard avec des évêques d’Ostie et de Chartres sont venus évangéliser le sarladais au début du XIIe siècle.
Ils ont vite été persuadés que la situation était grave, lors de leur arrivée dans cette cité, elle était presque totalement décimée par la peste considérée comme le châtiment divin.
Bernard de Clairvaux a distribué aux malades des petits pains bénis et beaucoup ont été guéris. (?)
Les faits rapportés par les chroniqueurs de l’époque se ressemblent presque tous.
Ils emploient des métaphores pour désigner l’hérésie qui devient la peste et l’eucharistie qui devient des pains bénis.
Selon la légende c’est en souvenir de “ce miracle des petits pains” que les sarladais ont construit cet étrange bâtiment , la tour Saint Bernard plus connue sous le nom de “la lanterne des morts”.
Malgré cette légende, de nos jours personne ne connait les raisons de sa construction et de son utilisation.
C’est un bâtiment en forme d’obus, il date du XIIIe siècle.
Certains historiens pensent que c’est un style “ramené” des Croisades en Orient et que ce serait plus juste de dire “La lanterne des maures”.
Par contre pas un seul d’entre eux, n’a pu dire à quoi était destinée cette étrange tour. (La lanterne des morts de Sarlat)
Plus tard, au début du XIIIe, lors de la Croisade, Simon de Montfort est arrivé à l’Abbaye de Sarlat et il y a trouvé environ 150 personnes mutilées, victimes du cruel Bernard de Casnac, un cathare sanguinaire (et oui ! ça existait! la preuve)
Pendant un quart de siècle beaucoup de Cathares ont résidé à Sarlat.
Le clergé catholique a mentionné très souvent la présence des hérétiques dans leurs paroisses.
De nos jours Sarlat est un petit bijou médiéval qui fait le bonheur de tous ceux qui aiment l’Histoire.
De l’époque Cathare il reste le clocher roman de la cathédrale St Sacerdos dont le vitrail est surmonté de cinq statues, la chapelle des Pénitents-Bleus et la Lanterne des Morts dans les jardins d’Enfers, le cimetière médiéval.
http://www.lemiroirdutemps.com/article-24111701.html
Commentaires ;
par Alti 18/02/2009
Bonjour, Je me permets de vous informer que votre post est bourré d’erreurs au niveau des images. C’est dommage car vous avez l’air d’aimer l’endroit. Dernière photo : ce n’est pas l’eglise de la Canéda. C’est l’eglise Sainte-Marie. Aujourd’hui c’est une halle alimentaire. La canéda, c’est à 5 kms et Sainte Marie, c’est devant la mairie de Sarlat. La crypte que vous presentez est bien à Temniac. Mais pas dans l’église. Ce que vous montrez vient du site concernant le chateau.Juste au dessus vous legendez église Sainte-Marie; erreur; c’est l’arrière de Saint Sacerdos. D’ailleurs, le clocher de Saint Sacerdos, il n’a rien de roman, juste le dessus du portail l’est. Quant à la ruine, ce n’est pas une ancienne abbaye mais le seul chateau présent à Sarlat et qui fut demeure des eveques aprés avoir été commanderie templière. En esperant a voir éclairé votre lanterne…
par Viviane 19/02/2009
Merci, je fais les corrections dès que possible. Amitiés, Viviane
par Georg 06/11/2008
Bonjour Viviane, Le récit de S. de Montfort sur le Cathare sanguinaire est très problablement de l’intox. Une affirmation mensongère pour justifier ses propres horreurs.
Par contre, vous semblez y croire. Y a-t-il une raison pour cela? Georg
Viviane 06/11/2008
J’y crois parce qu’il existe des écrits d’archives qui recoupent la légende et les chroniqueurs de l’époque. Ce Seigneur semble avoir été vraiment sanguinaire à une époque de sa vie. Il est difficile de savoir pourquoi, mais peut-être un jour trouvera-t-on une explication. Simon de Montfort a été bien pire! Amitiés, Viviane
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LES CROISÉS À DOMME.
On ne sait pas vraiment à quelle date il faut situer lorigine du château de Domme-vieille (ou le château du roi).
Sur son rocher, bâti au-dessus des eaux de la Dordogne, on pensait au Moyen Age que c’était une des places les plus solides de Guyenne, on croyait vraiment qu’il était imprenable.
Il appartenait à Bernard de Casnac (ou de Cazenac).
Dès que Simon de Montfort a commencé à s’en approcher, tous les défenseurs ont pris la fuite et les Croisés n’ont eu aucun mal à s’en emparer sans combattre.
(Une “colonne” dans le cimetière (Le cimetière de Domme)
Bien entendu, comme à chaque fois Simon de Montfort a fait “nettoyer” cet endroit et raser le donjon.
Sur les remparts de Domme)
De ce château, il ne reste que quelques murailles, quelques escaliers et quelques caves.
En les regardant, on ne peut seulement “qu’imaginer” ce que pouvait être cette forteresse, par contre la bastide de Domme, construite sur l’ordre de Philippe le Hardi (fin du XIIIe et début du XIVe) est magnifique et bien conservée.
(La maison du batteur de monnaie de Philippe le Hardi)
Dans les rues de ce petit village, en se promenant, on peut voir la “Porte des Tours” qui a été une prison Templière du Périgord (les Templiers ont été exécutés aussi un peu plus tard). (La prison des templiers)
Sur les murs on voit d’innombrables inscriptions, des gravures et des écrits de Templiers prisonniers.
(Les templiers ont laissé des messages gravés à jamais sur les murs de leur prison)
Ce sont des murs couverts de témoignages remarquables sans aucun doute uniques dans les prisons de cette époque.
http://www.lemiroirdutemps.com/article-24114517.html
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LES CROISÉS AU CHÂTEAU DE MONTFORT.
Quand les Croisés ont commencé à vouloir “nettoyer” le Périgord, personne ne pouvait prévoir que tout tournerait autour de deux hommes rivalisant de crauté et qu’ils allaient se livrer une sorte de “duel”, même si quelques autres sanguinaires en ont fait tout autant.
D’un côté Simon de Montfort dont le côté impitoyable n’est plus à démontrer.
De l’autre côté Bernard de Casnac (ou Cazenac) et son épouse Alix de Turenne, tous les deux n’avaient rien à lui envier.
L’abbé Pierre des Vaux de Cernay (auteur de “Histoire des Albigeois”) raconte que Bernard de Casnac coupait les mains et les pieds, puis il crevait les yeux des hommes qu’il capturait tandis que son épouse Alix de Turenne tranchait les seins et les pouces des femmes.
En quittant la place de Domme, Simon de Montfort a remonté le cours de la Dordogne pour attaquer les terres de son adversaire principal dans le château de Montfort (homonymie, Simon de Montfort était originaire de Montfort l’Amaury)
En arrivant devant la forteresse, il la trouva vide mais bien entendu comme d’habitude, il la fit totalement détruire et toutes les pierres ont été jetées dans la rivière.
Selon la légende (?), le chef des Croisés aurait fait brûler Blanche la fille de Bernard et d’Alix et depuis ce jour elle hanterait ces lieux sous la forme d’une flamme.
http://www.lemiroirdutemps.com/article-24115382.html
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LES CROISÉS AU CHÂTEAU DE BIRON.
Biron se trouve très au Sud, à la frontière du Périgord, il a donc été le premier site victime des méfaits de la Croisade.
Lors de la bataille de Castelnaudary, Simon de Montfort avait été aidé par une vingtaine de routiers commandés par Martin d’Algaïs, courageux mais très cruel, rallié à la Croisade simplement par intérêt.
A la suite de ces combats, avec ses compagnons Martin d’Algaïs a quitté en douce le chef des Croisés qui ne pensait qu’à se venger.
Simon de Montfort avait appris que Martin d’Algaïs était au château de Biron, il a décidé d’en faire le siège, “marchandant” comme ce n’est pas permis, il a réussi à se faire “livrer” son traître en laissant la vie sauve aux défenseurs de la place.
Simon de Montfort a fait subir au chef des routiers le sort réservé aux traîtres, il a été pendu, mais avant de le faire pendre, il l’a fait traîner pare un cheval sur tout le campement.
Le château de Biron, conquis a été donné à Arnaud de Montaigu.
Louis VIII l’a rendu aux Gontaut quelques années plus tard.
Cette baronnie est restée durant 24 générations la propriété de la famille Gontaut, c’est à dire du XIIe siècle jusqu’en 1938.
C’est un cas de figure très rare (peut-être unique ?) qui a permis à cet édifice de conserver un ensemble harmonieux, malgré le mélange rajouté aux “passages” des diverses époques laissant chacune l’empreinte de leur style.
Il reste le vieux donjon du XIIe et la tour carrée de l’église romane du faubourg Notre-Dame dans le village ( XIIIe).
Tous ces lieux sont encore imprégnés du souvenir de Martin d’Algaïs et de Simon de Montfort.
http://www.lemiroirdutemps.com/article-24113670.html
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INCURSIONS DES CROISES DANS LE QUERCY DU SUD.(46)
Bien que protégé par son évêque le Quercy a subi pas mal d’incursions de la part de Simon de Montfort, surtout dans le Sud du Lot ( département actuel).
Le Seigneur de Castelnau-Montratier avait trahi le chef des Croisés et bien entendu, il a vu sa cité complètement détruite.
A la suite de cette destruction le Seigneur Ratier Ier a fait reconstruire une bastide au-dessus de cette ancienne place.
De nos jours, elle reste le témoignage de cette époque.
Tout près de cette cité anéantie Simon de Montfort s’est emparé du château de Belfort avant de se rendre à Figeac pour y recevoir l’hommage des Seigneurs du Haut Quercy, apaisant par cet acte certaines tensions.
Continuant ses conquêtes dans cette région il s’accapara du château de Capdenac, puis Lacapelle-Cabanac un peu plus à l’ouest et pour achever en apothéose ses exactions il a fait complètement détruire le fort de Moursac (commune de Guindou).
Tout au Sud du Lot il y avait une forte implantation Cathare et Vaudoise dans, et, autour de la cité de Montcuq, un lieu où les habitants obéissaient à la Charte de Raymond VI.
En 1212, Simon de Montfort s’est approprié ces lieux sans difficultés parce que tout le monde avait fui avant l’arrivée des Croisés et il l’a donné à Beaudouin, le demi-frère du Comte de Toulouse qui s’était rallié aux Croisés à Bruniquel.
En 1214 , Beaudouin de Toulouse a voulu s’approprier le château de Lolmie sur la commune de Saint laurent de Lolmie au Sud de Montcuq.
Les combats furent brefs et Beaudouin fut arrêté par Ratier de Castelnau aidé par le Seigneur de Montpezat et Bertrand de Mondénard.
Beaudouin de Toulouse a été fait prisonnier conduit à Montcuq, il a été privé de nourriture parce qu’il refusait d’ordonner à sa garnison, enfermée dans le donjon, de se rendre.
Ces soldats ont finalement accepté de se rendre contre la vie sauve et un chroniqueur de l’époque relate dans des écrits qu’ils ont été tous aussitôt massacrés.
Beaudouin de Toulouse a été emmené à Montauban et son frère, le Comte de Toulouse a ordonné qu’il soit pendu.
A Montcuq, il reste le donjon (XIIe) haut de 24 mètres et flanqué d’une tourelle d’escalier.
Juste à côté de Montcuq, sur la commune de Saint-Cyprien à Marcillac il y a un souterrain qui a sans doute servi de refuge aux Cathares et peut-être même de temple initiatique.
J’allais oublier Montlauzun qui a été dévasté au cours de la Croisade.
Published by *Viviane* dans catharisme-lot

LES CROISES DE GOURDON VERS SAINT-CIRQ-LAPOPIE.(46)
ou l’inquisition triomphale en Quercy.
Gourdon est une jolie petite cité médiévale du Lot, voisine du Périgord.
En 1241, son seigneur le troubadour Bertrand 1er de Gourdon a été malmené par les inquisiteurs Pierre Celani et Guilhem Arnauld parce qu’il avait protégé des Cathares.
Cette année-là, il y a eu 232 condamnations pour cette seule ville.
Avant la Croisade on trouvait à Gourdon une “Maison Cathare” et le diacre Guiraud de Gourdon y était né.
Tout près de Gourdon, Concorés a conservé l’église de Linars (Sud de Gourdon) dont le couvent catholique abritait une “Maison Cathare” protégée par le Seigneur de Milhac.
Plus au Sud dans la vallée du Lot, un peu à l’Est de Cahors, Saint Cirq-Lapopie semble sculpté dans la falaise.
Il ne reste rien des trois châteaux du Moyen Age, mais les lieux sont très chargés d’Histoire.
Cette triple seigneurie a posé quelques problèmes lorsque les de Cardaillac se sont ralliés au Comte de Toulouse alors que Saint Cirq-Lapopie et Gourdon rejoignaient Simon de Montfort.
En 1234, deux femmes du tout petit village de Berganty (quelques kilomètres à peine au Sud de Saint Cirq-Lapopie), furent convaincues d’hérésie et brûlées vives.
La même année, le seigneur de Crayssac un petit village entre le Lot et le Célé au Sud Ouest de Figeac fut lui aussi condamné.
En 1251, le Seigneur Bernard de Castelnau fut condamné à la prison à vie pour avoir aidé les Cathares.
Près de Cours, dans la vallée du Vers, une grotte abritait la bibliothèque des Cathares du Quercy.

DE LUZECH À PUY L’EVEQUE.(46) Guillaume de Cardaillac.
Enfermée dans un minuscule méandre du Lot, l’emplacement de la petite ville de Luzech a été particulièrement bien choisi sur un plateau dominant l’eau.
C’était une place forte très bien défendue.
Lors de l’affrontement entre Richard Coeur de Lion et Philippe Auguste, le château était tombé aux mains des anglais et il ne fut rendu que bien plus tard.
Le Seigneur Amalvin de Luzech était cathare et toute sa ville fut attaquée par les Croisés et, passée sous les ordres de Simon de Montfort, il l’a incendiée et détruite.
L’évêque de Cahors, Guillaume de Cardaillac s’est alors emparé de cette place forte et il l’a déclarée propriété épiscopale.
Les familles de Cardaillac et de Luzech sont devenues les co-seigneurs de cette ville fortifiée.
De nos jours, elle garde encore un grand nombre de vestiges médiévaux dont le plus connu est un donjon de vingt quatre mètres de hauteur avec une base carrée caractéristique de l’architecture du Midi à cette époque, contrairement aux tours rondes des rois de France.
( Le Quercy dépendait du Duché de Guyenne, pas de la couronne.)
http://www.lemiroirdutemps.com/tag/catharisme-lot/

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1208 – Croisade contre les Albigeois prêchée par le pape Innocent III.
1209 – Première mention d’un pont sur la Dordogne à Bergerac dans la charte de
l’abbaye de Cadouin.
1210-1212 – Raoul de Lastours, devient évêque de Périgueux. L’une de ses
préoccupations majeures est de mater l’hérésie cathare. Simon de Montfort est
la principale figure de la croisade contre les Albigeois. Il fait de
fréquentes incursions dans le Quercy et le Périgord. Les troupes cathares se
réfugient dans le château de Biron. L’armée de Simon de Montfort assiège le
château du sire de Bigaroque, Martin d’Algaïs. Moyennant la vie sauve pour
tous, les assiégés livrent Martin d’Algaïs à Simon de Montfort. Le prisonnier
est traîné derrière un cheval, puis pendu. Destruction de Domme. Mais le
catharisme est encore très présent en Périgord puisque, en 1217, le pape
désigne le cardinal Bertrand pour chasser le catharisme du Midi, en
particulier de l’Agenais et du Périgord. De même, en 1223, Raoul de Lastours,
évêque de Périgueux note que « la plus grande partie du diocèse est infectée
par la contagion de la déviation hérétique ».
1211 – Jean sans Terre s’empare de Thiviers mais la perd en 1212.
1214 – Les troupes de Simon de Montfort s’emparent du château de Beynac et le
démolissent. Cette même année, Simon de Montfort s’empare du château de
Castelnaud appartenant à un seigneur ayant adopté la religion cathare, Bernard
de Casnac. Simon de Montfort décide de garder cette place forte et y installe
une garnison afin de pouvoir contenir les révoltes éventuelles. L’année
suivante Bernard de Casnac reprend son château.
Vers 1215 – Originaire de Salagnac et âgé d’environ 75 ans, le troubadour
Bertran de Born meurt à l’abbaye cistercienne de Dalon. Il aura célèbré
l’amour et la guerre.
1221 – Guy, vicomte de Limoges, s’empare de la ville fortifiée de Thiviers.
Sacre de Louis VIII (fils de Philippe Auguste).
1223 – La ville de Sarlat obtient l’autorisation d’élire des consuls.
1224 – Jean d’Argentan, Maréchal de France, s’empare de Limeuil tenue par les
anglais. Le Comté du Périgord revient à la France.
1226 – Mort de Louis VIII. Son fils n’est âgée que de 12 ans. Régence de sa
mère, Blanche de Castille.
1229 – Le traité de Paris entre Saint Louis, roi de France, et Raymond VII,
comte de Toulouse, met fin à la croisade des Albigeois.
1235 – Les anglais s’emparent de Bergerac.
1244 – Le catharisme est définitivement extirpé après la prise de Monségur.

https://espritdepays.com/histoire-du-perigord/dates-cles-de-lhistoire-perigord

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Dioces de Sarlat

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