Auprès de ma Blonde

Auprès de ma Blonde

This well-known French folk-song (also known as The Prisoner in Holland) seems to date from the reign of Louis XIV, when France was at war with the present-day Netherlands. The Netherlands were ruled by William III of Orange, who also became King of Great Britain. The wars were bloody and largely inconclusive, but form the backdrop to various songs and stories.

In each verse, the last couplet of the previous verse is sung twice, and then a new couplet sung once, and then the chorus. The first verse is written out in full, and after that, just the new couplet. The English translation is not intended to be at all poetic, but it is intended to fit the tune, more or less, and to be an accurate reflection of the French meaning. I have not been able to replicate the rhyme-scheme, which is somewhat irregular in any case. In sung French, terminal ‘e’s which are silent in speech are often pronounced to improve scansion, and this is the case here.  [ See: http://everything2.com/title/Aupres+de+ma+Blonde ]


Aupres de ma Blonde

Dans les jardins de mon père
Les lilas sont fleuris;
Dans les jardins de mon père
Les lilas sont fleuris;
Tous les oiseaux du monde
Vient y faire leurs nids.

Auprès de ma blonde
Qu’il fait bon, fait bon fait bon;
Auprès de ma blonde
Qu’il fait bon dormi.

La caille, la tourterelle,
Et la joli perdrix;

Et ma jolie colombe,
Qui chante jour et nuit.

Qui chante pour les filles
Qui n’ont pas de mari.

Pour moi ne chante guère,
Car j’en ai un joli.

Dites nous donc, la belle,
Ou donc est votr’ mari.

Il est dans la Hollande,
Les Hollandais l’ont pris.

‘Que donneriez vous belle
Pour avoir votre ami?

Je donnerai Versailles
Paris, et Saint-Denis;

Les tours de Notre Dame
Et le clocher de mon pays;

Et ma jolie colombe
Qui chante jour et nuit.


The Prisoner in Holland

O, in my father’s garden
The lilies are in bloom;
O, in my father’s garden
The lilies are in bloom;
The birds of all creation
Come there to build their nests.

Ah, near to my blonde lass,
It’s so good to sleep, to sleep;
Ah, near to my blonde lass
It’s so good to sleep.

The turtle-doves and quails,
And bonny partridges.

And my own pretty stock-dove,
Which sings both night and day.

Which sings for all the lassies
Who haven’t got a lad. [2]

It scarcely sings for me now,
For I’ve a handsome lad . [3]

So tell us then, O beauty,
Where your fine husband is.

He’s gone into the Netherlands –
The Dutch have taken him.

‘And what fair thing would you give [4]
To have your husband back?’ [5]

O, I would give Versailles
Paris, and Saint-Denis;

The towers of the cathedral
And the belfry of my land;

And my own pretty stock-dove
Which sings both night and day.

Notes:
1.  The chorus is the refrain of the prisoner, while the verses are for his wife and her companions.
2.  Literally, ‘Which sings for all the girls / who have no husband’
3.  This verse doesn’t have a noun in the French. ‘J’en ai un’ literally means ‘I have one (of them)’.
4.  It seems that ‘belle’ refers to the prisoner’s wife.
5. ‘Ami’ means ‘(boy)friend’, not ‘husband’.


Composée en 1704, sous Louis XIV et attribuée, selon une tradition locale à André Joubert du Collet, cette chanson est probablement l’une des plus représentatives des chants populaires français. Cette marche militaire, dont le titre original : le prisonnier de Hollande cadre avec les différents conflits du XVIIe siècle, fut rapidement très populaire à l’époque parmi les troupes. Ainsi, l’histoire rapporte que les soldats de duc de Villars, maréchal de France du XVIIe siècle (1653 – 1734) la chantaient en entrant au Quesnoy en 1712. Ce chant de marche, populaire encore au 19e siècle et jusque dans les tranchées de la grande guerre, passa ensuite dans le grand public puis comme beaucoup d’autres, fut classé parmi les chansons enfantines.
A noter que l’air pourrait être plus ancien et remonter au 16e siècle …

Dans une version ancienne, on peut lire :
Mon père à fait faire
Un petit bois joli
Le rossignol y chante
Et le jour, et la nuit.
Il chante pour les filles
Qui n’ont pas d’amis
Il chante aussi pour moi
Car j’en ai un joli

Il n’est point dans la danse
Il est bien loin d’ici
Il est dans la Hollande
Les Hollandais l’ont pris

Cette chanson a certainement été retouchée par des auteurs anonymes depuis cette époque, jusqu’à la version que nous connaissons aujourd’hui.