Art pariétal

Art pariétal.

Les peintures et gravures, exécutées sur des parois rocheuses, qui constituent l’art rupestre, ou pariétal, n’ont provoqué la curiosité des savants qu’au xixe s.
Présentes dans de très nombreuses régions du globe, les plus anciennes peuvent avoir plus de 40 000 ans, mais certaines témoignent de l’art de civilisations antiques ou contemporaines. Outre les problèmes que pose la datation des traces préhistoriques, l’interprétation de leurs motifs variés, allant de figures zoomorphes ou anthropomorphes à des formes abstraites ou des séries de signes, est difficile.

N’ayant d’abord pas été considérés comme des vestiges dignes d’attention, les sites d’art pariétal commencent à être signalés au 19eme siecle. En 1818, le capitaine J K Tuckey mentionne l’existence de gravures sur l’une des rives du fleuve Zaïre, à Pedra do Feitiço, en Angola. Quelques années plus tard, C Grey découvre les abris peints de Kimberley, en Australie, où des peintures wandjinas recouvrent des peintures plus anciennes, signalées en 1892 par J Bradshaw.

Les plafonds peints d’Altamira, près de Santander, en Espagne, ne sont remarqués qu’en 1879, alors que la grotte était connue depuis 1868. Pair-non-Pair, en Gironde, est révélée en 1881, la Mouthe en 1894. En Afrique du Sud, R Maack découvre en 1918 la grotte de la Dame blanche de Brandberg, en Namibie, dont les relevés seront faits en 1928 par L Frobenius. Les premières informations sur les fresques du Tassili sont communiquées par les lieutenants Lanney et Brénans en 1933, mais il faut attendre 1951 pour que H Lhote et H Breuil en publient une étude.

De nouveaux sites et de nouvelles représentations continuent d’être mis au jour tout au long du 20eme siecle. Le site de Tito Bustillo, dans les Asturies, est découvert en 1968 ; L Whol accède à la grotte de Fontanet (Ariège) en 1972 : la grotte ornée était inaccessible depuis 12 000 ans, et le sol portait encore les empreintes des mains et des pieds des artistes magdaléniens, conservées dans la glaise. En 1992, la découverte de la grotte Cosquer, dans les calanques de Marseille, puis celle de Chauvet-Pont d’Arc, en Ardèche, en janvier 1995 montrent que des trésors cachés peuvent encore subsister.

Les techniques d’étude et de datation se développent parallèlement aux découvertes et aux fouilles. L’utilisation des radio-isotopes marque un tournant dans la recherche, car il est dès lors possible de dater les objets ornés dans des couches archéologiques. C’est en s’appuyant sur les datations du mobilier que A Leroi-Gourhan pourra établir les premiers jalons d’une chronologie de l’art pariétal en Europe depuis 30 000 ans.

Parietal Art

The paintings and engravings, on rock walls, which constitute rock or parietal art, didn’t provoke the curiosity of antiquarians until 19th c.
Present in very many parts of the world, the oldest may be more than 40,000 years, and some bear witness to the art of ancient or contemporary civilizations.

In addition to the problems posed by the dating of prehistoric remains, the interpretation of their various designs, ranging from anthropomorphic or zoomorphic figures to abstract forms or series of symbols, is difficult.

The relics, not having been initially considered worthy of attention, parietal art sites begin to be reported in the 19th c. In 1818, Captain J. K. Tuckey mentions the existence of engravings on one of the banks of the Zaire River, at Pedra do Feitiço, in Angola. A few years later, C. Grey discovers the painted shelters of Kimberley, in Australia, where Wandjina paintings cover older paintings, reported in 1892 by J. Bradshaw.
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The painted ceilings of Altamira, near Santander, in Spain, are noticed only in 1879, while the cave was known since 1868. Pair-non-Pair, in Gironde, is revealed in 1881, La Mouthe in 1894. In South Africa, R. Maack discovers in 1918 the cave of the White Lady of Brandberg, Namibia, which will be interpreted in 1928 by L. Frobenius.

The first information on the frescoes of Tassili are communicated by lieutenants Lanney and Brenans in 1933, but one must wait until 1951 for H. Lhote and H. Breuil to publish a study on it.

New sites and interpretations continue to be updated throughout the 20th c. The site of Tito Bustillo in Asturias, was discovered in 1968; L. Whol accesses the cave of Fontanet (Ariège) in 1972: the decorated cave was inaccessible for 12,000 years, and the ground was still bearing the handprints and footprints of the Magdalenian artists, preserved in the clay.

In 1992, the discovery of the Cosquer cave, in the creeks of Marseille, and then that of Chauvet-Pont d’Arc in the Ardèche, in January 1995 shows that hidden treasures may still exist.

Study and dating techniques develop in parallel with discoveries and excavations. The use of radio isotopes marks a turning point in the research, because from then it is possible to date decorated objects in archaeological layers. By drawing on the dating of furniture, A. Leroi-Gourhan will establish the milestones for a chronology of parietal art in Europe for 30,000 years.

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